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Construction d'un synchrotron de 3ème  génération en coopération avec la Grande-Bretagne et le wellcome trust
Communiqué du 2 août 1999

Dès son arrivée, le gouvernement français a annoncé qu'il souhaitait que désormais tous les grands équipements scientifiques se réalisent à l'échelle européenne. Une telle stratégie, outre les économies d'échelle et financières qu'elle engendre, permet grâce à la collaboration et à l'émulation entre équipes, d'obtenir des résultats scientifiques remarquables. Le synchrotron européen ESRF, le réacteur franco-germano-britannique ILL, tous deux localisés en France, sont, après le CERN situés à la frontière franco-suisse ou l'Agence Spatiale Européenne dont le siège est à Paris, les vivants exemples de la fécondité de ces collaborations multinationales.

Cette démarche est une partie intégrante de la construction européenne avec, comme objectif, l'émergence d'une communauté scientifique européenne compétitive avec la communauté scientifique américaine ou japonaise et demain chinoise ou indienne.

C'est dans ce cadre que le gouvernement français a décidé de coopérer avec

le gouvernement de Grande-Bretagne et le Wellcome Trust ( fondation de mécénat scientifique) pour la construction d'un synchrotron de 3ème génération.

Il s'agit d'un projet commun auquel les scientifiques et ingénieurs français seront associés tant pour la définition que pour la conception de l'appareil.

Les deux pays et le Wellcome Trust ont décidé en effet de mettre en place des groupes techniques communs afin de préciser les spécifications du projet, de définir son mode de management et d'en préciser le coût détaillé.

Le coût pour la France est approximativement évalué aujourd'hui à 350 millions de francs sur 7 ans en investissement et 60 à 80 millions de francs par an en fonctionnement.

Cette machine servira pour une grande part à la biologie (étude structurale des grandes protéines, ADN, …) et satisfera aussi une partie importante des besoins de la physique, de la chimie et des autres disciplines.

La France organisera sur le site un laboratoire d'accueil au bénéfice notamment des chercheurs français.

La localisation du site est de la responsabilité de la Grande-Bretagne qui l'annoncera en temps et en heure.

Par ailleurs, à la demande du ministre français de l'Education nationale, de la recherche et de la technologie, les ministres britannique, allemand et italien ont accepté le principe de constituer un groupe de réflexion européen sur les moyens d'étude des structures de la matière (rayonnement synchrotron, sources de neutrons) qui pourrait aussi inclure la Suède, la Suisse, l'Autriche et d'autres partenaires qui le souhaiteraient. Ce groupe de réflexion proposera une politique européenne d'investissement dans ces domaines, les procédures de décisions étant placées au niveau des ministres de la recherche.

En tout état de cause, la poursuite du LURE à Orsay n'est pas remise en cause.

Pour l'avenir, diverses solutions seront étudiées dans un cadre européen en concertation avec la communauté intéressée en France, afin que ses besoins en rayonnement synchrotron soient couverts d'une façon satisfaisante.

Contact presse : Claire Cayol 01 55 55 30 10

http://www.education.gouv.fr/discours/1999/synchro.htm