Commission des Droits de l' Homme
et Questions Ethiques
de la Société Française de Physique



Activités de la commission
(Liste non-exhaustive)


  • 2005, Année Mondiale de la Physique
  • L'année 2005 a été proclamée "Année Mondiale de la Physique" et, dans
    ce cadre, donnera lieu à une série de manifestations à l'UNESCO. Un
    certain nombre d'anniversaires importants seront en effet commémorés
    cette année-là, 100ème anniversaire des travaux fondamentaux
    d'Einstein, 60ème anniversaire de la bombe d'Hiroshima, 50ème
    anniversaire du manifeste de Russell-Einstein, 10ème anniversaire de
    l'attribution du Prix Nobel au Comité Pugwash. Il y aura des débats,
    notamment sur les impacts sociaux de la science (relations entre
    science et industrie, science et armée, etc.). La commission sera
    associée a ces manifestations.
  • Affaire Bandajevsky
  • Yuri Bandajevsky a une formation de médecin. Spécialisé dans l'étude
    des effets des radiations, il a établi le lien quantitatif entre
    l'accumulation de césium dans les organes et les pathologies
    observées. Début 1999, il a été chargé, avec son collègue Nestorenko
    (également spécialiste des effets des radiations, et fondateur d'un
    Institut indépendant de radioprotection), d'une étude sur les
    conséquences de la catastrophe de Tchernobyl. Son rapport, présenté à
    Lukashenko, Président de la République de Biélorussie, a été accablant
    pour le gouvernement. Il a montré notamment que, sur le budget engagé
    pour lutter contre les effets de la catastrophe, seule une petite
    fraction a été employée utilement. Cette mise en cause du ministère de
    la Santé a fait que le gouvernement biélorusse s'est acharné contre
    lui. En juillet 1999, il a été arrêté sous l'inculpation d'avoir
    soi-disant accepté des pots de vin pour l'inscription des étudiants
    dans son Institut. Il a d'abord été détenu pendant 6 mois en attendant
    son procès. Sous la pression internationale, les autorités l'ont
    libéré en décembre 1999, en le plaçant toutefois en résidence forcée.
    Au bout d'un an et demi d'instruction, il a été jugé en juin 2001 par
    un tribunal militaire et condamné à 8 ans de prison à régime renforcé,
    pour motif d'"acceptation de pots de vin", et cela en l'absence de
    toute preuve. Il est maintenant détenu depuis deux ans. Un dossier a
    té déposé, à son sujet, à la commission des Droits de l'Homme des
    Nations-Unies. Les observateurs qui ont assisté au procès ont constaté
    huit infractions au Code Pénal de Biélorussie. La commission est
    intervenu à plusieurs reprises en faveur du Pr Bandajevsky auprès des
    autorités Bielorusses. Enfin, le Parlement Européen, dans un rapport
    approuvé en janvier dernier, demande à l'UE et à la Commission
    Européenne d'intervenir auprès des autorités biélorusses en faveur
    d'une révision du procès de Bandajevsky.
  • Universités palestiniennes
  • Nous avons évoqué la détérioration de la situation des universités
    palestiniennes dont l'accès est rendu difficile, pour les étudiants et
    enseignants, en raison des bouclages opérés par les forces de sécurité
    israéliennes. Les universités de Birzeit (près de Ramallah) et
    d'Al-Quds (Jérusalem-Est) sont particulièrement touchées par ces
    difficultés. L'Université d'Al-Quds a été fermée par ordre du
    ministre israélien de l'Intérieur. La Commission a pris l'initiative
    d'une intervention, à ce sujet, auprès des autorités israéliennes.
  • Visite d'Aïché Erzan à Paris
  • Aïché Erzan est physicienne turque et militante des Droits de l'Homme
    dans son pays. Elle est venue recevoir le prix "Femmes et Sciences"
    (le thème de cette année était "Physique de la Matière condensée", et
    le prix lui a été remis par P.G. de Gennes). Elle a également assisté
    un meeting contre la guerre à la Sorbonne. Par ailleurs, elle a été
    invitée à une séance exceptionnelle de notre Commission qui s'est
    tenue en son honneur le 28 février. Elle y a évoqué la situation
    politique et la situation des Droits de l'Homme en Turquie. Elle
    considère comme positif le résultat des dernières élections en
    Turquie, gagnées par les islamistes modérés. Elle craint cependant
    l'influence, persistante du "gouvernement de l'ombre" formé par les
    militaires et les services secrets, étroitement liés aux Etats-Unis.
    Du point de vue des Droits de l'Homme, les sujets qui la préoccupent
    au premier chef sont la situation des prisonniers politiques
    (notamment la torture dans les prisons) et le problème kurde.
  • Exposé du Professeur Marzouki
  • Le Professeur Marzouki nous a présenté un exposé sur la situation des
    droits de l'Homme en Tunisie. Il est ancien président de la Ligue des
    Droits de l'Homme de Tunisie et porte-parole du Conseil national pour
    les Libertés en Tunisie. La Ligue des Droits de l'Homme a été dissoute
    en 1992. M. Marzouki n'a cessé d'être persécuté durant de longues
    années, Il a été en prison de mars à juillet 1994 (il fut relâché sous
    le pression internationale). Il fut chassé de toutes les cliniques. Le
    système de médecine communautaire qu'il avait créé fut supprimé. De
    1995 à 2000, il a vécu en résidence surveillée. C'est à cette époque
    que fut créé le Conseil national pour les Libertés en Tunisie.
    Celui-ci publia une liste de tortionnaires, comportant une quarantaine
    de noms (y compris celui du ministre de l'Intérieur). Grâce au
    travail du Conseil national et aussi à la pression internationale, le
    gouvernement devint plus prudent par la suite. En particulier, il
    changea d'attitude vis-à-vis de M. Marzouki à la suite de la visite du
    Président J. Chirac en Tunisie en 1991. M. Marzouki put alors émigrer
    en France où il occupe, depuis fin 1991, un poste de Professeur de
    Médecine invité à la Faculté de Paris. Le Professeur Marzouki pourra
    fournir à notre Commission des noms de scientifiques en prison ou en
    difficulté, pour lesquels elle pourra intervenir.
  • Intervention en faveur de BEN-ARTZI
  • L'objecteur de conscience israélien Jonathan BEN-ARTZI, étudiant en
    physique, a été condamné pour la septième fois consécutive (cette
    fois à 35 jours de prison). La commission est intervenue en sa faveur
    auprès des autorités israéliennes pour demander sa libération. Il faut
    noter que, parmi ceux qui sont intervenus en faveur de Ben-Artzi,
    figurent le Committee for the International Freedom of Scientists de
    la Société Américaine de Physique, ainsi que Edward Witten (titulaire
    de la Médaille Fields) et le CODHOS. J. BEN ARTZI vient d'être
    convoqué devant une cour martiale qui pourrait le condamner à une
    peine beaucoup plus lourde (jusqu'à trois ans de prison).
  • Victimes de la répression en Tunisie
  • Il s'agit du physicien Abbes Chourou et du mathématicien Moncef Ben
    Salem, qui ont été privés de leurs postes d'enseignants à l'université
    depuis un certain nombre d'années. Un troisième cas concerne le Dr.
    Khaled Dali, médecin, qui s'est exilé en France et a déposé une
    demande à l'Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides
    (OFPRA) pour obtenir le statut de Réfugié. Notre Commission est
    intervenue sur ces trois cas.
  • Comptes-Rendus du colloque "Science et Droits de l'Homme"
  • Les Comptes-Rendus du colloque "Science et Droits de l'Homme" qui
    s'est tenu à Paris en mai 2001 avec la participation active de notre
    Commission, sont parus aux Editions de la Maison des Sciences de
    l'Homme. La Commission compte en acquérir un certain nombre et en
    faire une large diffusion dans les milieux intéressés.
  • Cas du Dr. Khaled Dali
  • Le cas du Dr. Khaled Dali, médecin et réfugié politique tunisien, qui
    a déposé auprès de l'OFPRA une demande de statut de Réfugié (que notre
    Commission a soutenue) est évoqué, eu égard à sa situation matérielle
    précaire, la Commission décide de lui verser, à titre de soutien, une
    aide financière.
  • Cas de Michel Deza
  • Le mathématicien Michel Deza, auquel notre Commission avait apporté
    son soutien lors de sa grève de la faim à l'ENS (début 1988), a été
    entièrement réhabilité. Il a en effet gagné les procès qui l'opposaient
    au CNRS.
  • Cas d'Abraham SERFATY
  • Lettre au roi Hassan II sollicitant pour Abraham SERFATY, ingénieur
    marocain et ancien prisonnier politique (détenu durant 17 ans),
    actuellement établi en France, le droit de retourner dans son pays
    (droit qui lui a été refusé jusqu'à présent par les autorités marocaines).
  • Cas de Abbas Amir ENTEZAM
  • Intervention auprès de l'Ambassadeur d'Iran, demandant la libération
    d'Abbas Amir ENTEZAM, ingénieur iranien et ancien Vice-Premier
    Ministre d'Iran, qui avait déjà fait 16 ans de prison pour motifs
    politiques et qui vient d'être à nouveau arrêté.
  • Cas de Mohammed SHEHADEH
  • Démarche auprès du Premier Ministre d'Israël en faveur de Mohammed
    SHEHADEH, étudiant palestinien en physique, arrêté par les autorités
    israéliennes et détenu sans inculpation ni jugement, et qui (selon une
    information diffusée par Amnesty International) a été torturé durant
    son interrogatoire.
  • Cas de S. Abdul KADIR
  • Intervention auprès du Ministre de l'Intérieur de Malaisie, concernant
    le cas de Shaharudin Abdul KADIR, ingénieur informaticien malais,
    arrêté récemment et détenu sans inculpation ni procès.
  • Cas de Nizar CHAARI
  • Lettres adressées à diverses autorités tunisiennes (Président de la
    République, Ministre de la Justice, Président de la Chambre Criminelle
    de la Cour d'Appel de Tunis), touchant le cas de Nizar CHAARI, diplômé
    de Institut National Polytechnique de Toulouse , arrété dans son pays
    en mai 1998 et accusé, probablement sur la base d'aveux arrachés sous
    la torture, d' "appartenance à une organisation illégale" et d'
    association de malfaiteurs, condamné à trois ans de prison.
  • Cas de Taher BENFOUGAL
  • Démarches effectuées auprès des autorités de la Faculté des Sciences
    d'Orsay, ainsi qu'auprès du Conseiller du Ministre de l'Education
    Nationale, en faveur de Taher BENFOUGHAL, physicien nucléaire
    d'origine algérienne réfugié en France, afin qu'un poste stable lui
    soit attribué.
  • Cas de Serge THION
  • La Commission s'est associée à une motion de protestation contre les
    activités de Serge THION, chercheur CNRS, qui diffuse régulièrement de
    la propagande négationniste (niant l'existence des chambres à gaz
    nazies) et avait récemment pris les chimistes du Comité National du
    CNRS comme cible pour cette propagande.
  • Colègues algériens
  • La Commission a continué son activité de soutien matériel (grâce au
    Fonds Nozières et aux dons individuels) à des collègues algériens réfugiés
    en France.
  • Etudiants du Timor
  • La Commission a soutenu financièrement les étudiants timorais se trouvant
    en Indonésie, comme contribution à leur transfert hors de ce pays où
    ils se trouvaient en danger.
  • Cas de Déo NZEYIMANA
  • Lettre adressée aux autorités du Burundi pour évoquer le cas de Déo
    NZEYIMANA, directeur d'un laboratoire de chimie dans ce pays, qui a
    té récemment arrêté avec son épouse (sans inculpation ni procès) et
    qui aurait été torturé.


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